Blog

Les supports d'apprentissage

Dans mon espace blog je vous proposerai régulièrement des articles autour de ma passion : la photographie en étant à chaque fois la plus honnête et critique possible. Oui je sais, c’est ambitieux, on peut toujours rêver ! Parfois cela s’apparentera peut-être davantage à une réflexion personnelle, et si je m’égare, je m’en excuse par avance, mais bon vous connaissez le dicton, on ne se refait pas ! Ce sera pour moi l’occasion de partager mon expérience, mes doutes, voire parfois mes interrogations. Mon premier article concerne les supports théoriques qui accompagnent l’apprentissage de la photographie et des fameux pièges à éviter…Bien évidemment gardons à l’esprit que si la théorie est importante la pratique reste fondamentale !

Quels supports d’apprentissage privilégier en photographie et pourquoi ?

        Une citation du personnage Morphéus dans Matrix m’avait profondément marquée :  « Comme moi il faudra bien que tu comprennes tôt ou tard, qu’il y a une différence entre connaitre le chemin et arpenter le chemin ! »En photographie c’est un peu la même chose, d’ailleurs c’est un peu la même chose dans n’importe quel domaine d’apprentissage. Et à un moment où un autre nous avons tous été un peu comme Néo, perdu entre illusion et réalité. Trompé, aveuglé par des messages quasi-subliminaux qui nous poussent à nous faire croire qu’on ne peut arriver en photographie que si on dispose du bon matériel, des bonnes astuces, en gros de la bonne baguette magique ! On voit ainsi pulluler sur YouTube, les réseaux sociaux ou encore sur les sites Web des tutoriels qui vont révolutionner notre façon de photographier. Vous pouvez bien évidemment continuer dans cette voie et prendre la fameuse pilule bleue proposée par Morphéus si l’illusion liée à  l’hyper consommation vous satisfait. Le marketing qui englobe ces formations est souvent bien construit, des messages cours, incisifs marqués de soi disantes grosses promotions où dès les premières lignes vous vous reconnaissez dans les difficultés rencontrées.  Je ne suis pas là pour dénigrer toutes les formations proposées en ligne bien évidemment, il en existe de qualité qui m’ont profondément aidées à progresser et même à sortir de ma zone de confort.  Mais comme je le dis souvent à mes élèves, la réussite nécessite avant tout deux points fondamentaux : le travail et la confiance ! Et laisser croire qu’un tutoriel hyper-directif ou que des Presets vous aideront à réellement progresser me semble être un leurre. Prenez la pilule rouge, suivez le lapin blanc, enfoncez-vous dans le terrier ! Le chemin que je vous propose de suivre n’est pas le plus rapide mais il sera de loin le plus enrichissant. Votre réussite sera avant tout le résultat de votre persévérance. Oui je sais ce n’est pas très vendeur, vous regrettez peut-être déjà de ne pas avoir pris la pilule bleue mais cela en vaut la peine. 

        Si je devais vous donner un conseil pour choisir vos formations et autres supports d’apprentissages le premier serait de privilégier les formations qui reposent sur le long terme, l’apprentissage demande du temps et de la pratique. Je suis toujours perplexe face à un concentré de techniques en post traitement dans une vidéo d’à peine cinq minutes.  Vous allez au pire être dépassé, au mieux vous allez reproduire les gestes comme un automate sans vous approprier « l’approche » du photographe qui se trouve derrière si même il en existait une. Pour donner du sens à un apprentissage il est important que l’enseignant explicite chacune de ses actions et bien évidemment qu’il donne la ligne directrice de sa réflexion, voire de sa philosophie sur le sujet traité. Autre point important : la qualité y compris pour proposer des formations, demande du temps, de l’expérience et donc de l’argent. A force de toujours vouloir tirer les prix vers le bas, on récolte ce que l’on mérite, une formation de piètre qualité. Il faut parfois savoir « casser sa tirelire », n’oublions pas que tout travail mérite salaire !

        Lorsque l’on se lance dans la photographie, il existe une multitude de supports, d’ailleurs c’est le point le plus compliqué à gérer au début, trop d’information tue l’information. Il est donc important d’acquérir des bases solides, et comme le dit le célèbre chef cuisinier Philippe Etchebest : « En cuisine, il n’y a pas de créativité sans fondamentaux ». Devinez quoi ? C’est la même chose en photographie ! Le plus difficile sera de faire des choix de supports qui traitent de l’exposition, de la composition ou encore du post traitement. Mon second conseil serait donc de privilégier le qualitatif au quantitatif. Quand vous achetez un livre, lisez-le de « A à Z », n’hésitez pas à le relire, 6 mois, un an, deux ans après. J’ai toujours dans ma bibliothèque le livre de Bryan Peterson sur la pratique de l’exposition en photographie, une petite merveille qui m’a fait quitter le mode semi-automatique pour le mode manuel.  Je le relis à chaque fois avec un regard différent au fil de mon expérience. Le cerveau est un organe complexe formé de milliards de neurones reliés par des connexions synaptiques. Ce câblage neuronal va se renforcer à chaque lecture, tout comme vos connaissances dans le domaine étudié. Bien souvent notre attention ne nous permet pas d’aborder tous les aspects d’un concept en même temps. Faire, refaire une formation en ligne peut être très enrichissant. Vous allez consolider votre technique et votre taux de complétion. En cas de période de doutes, de stagnation, il est éventuellement intéressant de se rapprocher d’un professionnel pour suivre un workshop de qualité voire suivre des cours particuliers pour répondre à vos besoins, vos interrogations. Cependant la technique ne doit pas l’emporter sur la créativité, il faut trouver le juste équilibre à l’image du yin et du yang.  Le photographe bruxellois Michael Ferire nous rappelle avec pertinence que la photographie est avant tout quelque chose d’organique. 

        Plus vous allez progresser et plus cela risque d’être difficile de trouver de bons supports d’apprentissage, normal vous devenez plus exigeant et surtout vous quittez de plus en plus un aspect purement technique (comment faire cette photo ?) pour vous orientez vers un aspect plus personnel, plus créatif (pourquoi faire cette photo ?). Or le développement de notre créativité repose sur notre sensibilité, notre expérience ou encore notre culture et là aussi le temps sera une composante essentielle à la réussite de votre apprentissage ! Ne vous limitez pas aux réseaux sociaux pour enrichir votre créativité, à force de passer notre temps à observer les travaux de nos confrères sur 500 px, Pinterest et j’en passe nous finissons par nous enfermer dans une sorte de bulle filtrante ou le mimétisme l’emporte sur la créativité. A terme nous nous oublions, nous oublions qui nous sommes et pourquoi nous faisons de la photographie.  Les sources d’inspirations sont multiples, il y a bien sûr le web, les livres, mais aussi les films, les expositions, les musées, la musique, la poésie ou tout autre élément de votre univers qui viendra influencer votre style photographique.

        Enfin le dernier conseil que je peux vous donner concerne les situations propices à la créativité. Nous sommes bombardés d’informations, nous courons toujours après le temps. Ce contexte n’est pas toujours propice à l’inspiration car nous cherchons à tout contrôler. J’ai découvert bien trop récemment que le sport pouvait réellement nous aider à nous ressourcer y compris en terme d’inspiration.  L’ apport plus important d’oxygène vers votre cerveau et d’endorphine dans les deux heures qui suivent votre sport vous aidera à lâcher prise, à être plus efficace et plus créatif ! 

Leave a comment